État de la situation dans le Lot et dépistage

Contenu

Dépistage et isolement des patients

 



Où et comment se faire dépister dans le Lot ? (format pdf - 123.3 ko - 01/09/2020)

Lieux de dépistage (format pdf - 5.9 Mo - 01/09/2020)

1. Dépistage dans le Lot

La stratégie nationale de lutte contre la propagation du virus repose sur quatre principes : « identifier, dépister, tracer et isoler ». Le renforcement des activités de prélèvement s’est accompagné d’une simplification des conditions d’accès aux tests :
- ils sont gratuits, pris en charge par l’assurance-maladie à 100 % ;
- ils ne nécessitent plus d’ordonnance médicale depuis le 25 juillet 2020.

La mobilisation efficace des capacités de dépistage constitue l’une des clés pour réduire fortement le risque d’un rebond épidémique, afin d’aller au terme du processus de déconfinement. Les tests virologiques répondent ainsi à l’objectif d’identifier les cas, pour casser au plus tôt la chaîne de transmission.

L’enjeu pour le département est donc de réaliser un nombre important de tests, bénéficiant d’une capacité d’analyse importante pour encourager un dépistage massif de la population.

Pour la région Occitanie et pour le Lot en particulier, l’Agence régionale de santé a ainsi pris la mesure des besoins de dépistage en augmentant le volume de dépistage hebdomadaire, en incitant les établissements privés et publics à développer les structures d’accueil de grande ampleur (« drive piéton ») et en organisant des opérations de dépistage ciblées.

Du 12 au 18 septembre, 2 000 tests ont été réalisés, soit un taux de dépistage de 1 155 pour 100 000 habitants. Par comparaison, les laboratoires du Lot réalisaient en moyenne 400 tests par semaine en juillet.

Dans ce contexte, toute personne qui le souhaite est invitée à se faire dépister dans l’un des sept lieux de dépistage du département.
En complément du dépistage volontaire ou en lien avec la présence de symptômes, l’État souhaite proposer un dépistage massif et spécifique dans les organisations professionnelles, les lieux de travail étant des lieux de brassage importants : entreprises de plus de cent salariés, administrations publiques, exploitations agricoles, etc.

En cas de dépistage positif, l’Assurance maladie organise avec les médecins le recensement pour chacun de ces patients de l’ensemble des personnes avec qui ils ont été en contact rapproché au cours des jours précédant l’apparition des symptômes, afin qu’elles soient immédiatement invitées à se faire tester et qu’elles observent une période d’isolement.

Les cas contact dits « à risque » sont ceux, qui sans mesures de protection efficace (masques, séparation physique) ont :
- partagé le même lieu de vie que le cas confirmé ou probable ;
- eu un contact direct avec un cas, en face à face, à moins d’1 mètre, quelle que soit la durée ; des personnes croisées dans l’espace public de manière fugace ne sont pas considérées comme des personnes contacts à risque ;
- prodigué ou reçu des actes d’hygiène ou de soins ;
- partagé un espace confiné pendant au moins 15 minutes avec un cas ;
- été élève ou enseignant de la même classe scolaire.

Une fois le recensement effectué, l’Assurance maladie finalise l’identification des personnes contact à risque puis assure ensuite leur prises en charge (test, accès aux masques, isolement). Les situations complexes sont gérées par l’Agence régionale de santé.

2. Priorisation des tests

Dans le cadre de l’intensification du dépistage, le nombre de personnes se présentant dans les laboratoires de biologie médicale est en forte hausse. Les délais d’obtention d’un rendez-vous et de réception des résultats sont allongés depuis le début du mois. En conséquence, certains publics sont considérés comme prioritaires afin de se faire dépister dans les 48h et obtenir les résultats sous le même délai :

- les personnes symptomatiques disposant d’une prescription médicale pour la réalisation d’un examen par RT-PCR ;
- les personnes contacts à risque identifiées par l’Assurance Maladie et l’ARS, inscrites dans la
base informatique Contact-Covid et présentant un justificatif (mail ou SMS) ;
- les personnes identifiées par l’autorité sanitaire dans le cadre d’un protocole spécifique de
dépistage organisé autour d’une situation de transmission (cluster dans une collectivité ou
une communauté ou en lien avec un évènement donné) ;
- les personnes identifiées comme ayant été en contact avec un cas positif par l’application
STOP-COVID (justificatif via l’application à présenter) ;
- les professionnels de santé et assimilés.

Les personnes considérées comme non prioritaires bénéficieront d’un rendez-vous sous cinq jours, ainsi que des résultats de leur test sous le même délai.

3. Isolement des patients

Les personnes qui le souhaitent peuvent rester isolées à domicile et leurs contacts à risque élevé sont également invités à rester en quatorzaine à domicile. Si les personnes décident de rester à domicile, des règles s’imposent : une pièce spécifique au patient, l’accès aux lieux partagés par les autres personnes du domicile limité, le respect des gestes barrières.

Dans le cas où l’isolement à domicile est impossible, des lieux peuvent accueillir ces patients positifs et les contacts placés en quatorzaine. Un accompagnement matériel, social et médical est assuré. Des lieux d’hébergement ont été trouvés par le préfet et sont conventionnés. L’ARS est en charge d’organiser l’accompagnement et le suivi sanitaire, ainsi que la fourniture des équipements de protection aux personnels intervenant dans le lieu.