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Deux chantiers d’ampleur s’ouvrent à la cathédrale de Cahors

 

En ce début 2019, année du 900e anniversaire de la cathédrale Saint-Étienne de Cahors, deux grands chantiers de restauration ont ouvert dans cet édifice classé monument historique et propriété de l’État.
Après la restauration du clocher en 2017, les travaux se poursuivent dans la chapelle d’axe et sur les parties hautes. Ils s’achèveront en juin 2019 pour la chapelle, et en 2020 pour les parties hautes.

 

Chapelle d’axe

Le premier chantier prend place au chœur du sanctuaire, dans la chapelle d’axe qui sera restaurée pour accueillir la Sainte Coiffe dans une volonté de restitution d’un ensemble historique. En effet, l’insigne relique et son reliquaire regagneront la monstrance qu’avait créée l’évêque Grimardias en 1873 lors des grands travaux d’embellissement du chœur.
Les traces d’infiltration d’eau qui avaient détruit le décor seront définitivement effacées et les peintures murales restaurées. Les toiles historiées, également restaurées, seront réinstallées dans les niches prévues à cet effet. L’éclairage naturel sera amélioré par le nettoyage de la verrière, et l’éclairage artificiel revu avec la remise en service des sources lumineuses anciennes.
Ce chantier prend tout son sens dans le cadre des festivités du neuf-centième anniversaire de la consécration du maître-autel de la cathédrale par le pape Calixte II, le 27 juillet 1119.

Parties hautes de la cathédrale

Le second chantier concerne la sécurité du monument et sa conservation. La « base de vie » organisée dans le jardin du chevet, déménagé pour un temps, permettra d’alimenter l’opération de restauration des parties hautes de la cathédrale. Au chevet, les pierres usées des balustrades et des gargouilles du chemin de ronde, détériorées par plusieurs décennies d’érosion lente, seront remplacées. Au sud comme au nord, les maçonneries des tourelles d’escalier et de leurs pyramidions de couverture seront consolidées.

Les artisans de la restauration et la mise en valeur

Les travaux seront exécutés par une majorité d’entreprises locales qui démontreront leur savoir-faire, chacune dans leur spécialité, en mettant en œuvre les techniques ancestrales, mais aussi les plus innovantes dans le domaine de la conservation des monuments historiques :
• maçonnerie : Rodrigues-Bizeul (Fontanes, Lot),
• charpente-couverture : Duplouy (Laval-de-Cère, Lot),
• vitraux : Queyrel (Montaigu-de-Quercy, Tarn-et-Garonne),
• ferronnerie : Malbrel (Capdenac, Lot),
• peinture-décor : Marie-Lys de Castelbajac (Lot et Paris)
• sculpture sur pierre : atelier Bouvier (Les Angles, Gard),
• arts du feu : De Chant-Viron (Asnières-sur-Seine, Hauts-de-Seine),
• électricité-sûreté : Mont’Élec (Montauban, Tarn-et-Garonne).

Budget et maîtrise d’ouvrage

L’opération, d’un montant d’un million et demi d’euros, entièrement financée par l’État, sera réalisée sous la maîtrise d’ouvrage de la direction régionale des affaires culturelles d’Occitanie (CRMH) et dirigée par Jean-Louis Rebière, architecte en chef des Monuments historiques, a qui revient la charge de conduire les travaux.

Ces opérations s’inscrivent dans le plan de réinvestissement de l’ensemble du domaine cathédral élaboré à partir de l’étude de définition du projet culturel et patrimonial commandée en 2015.

Pièces jointes : deux clichés de la chapelle d’axe et un des extérieurs de la cathédrale de Cahors
Droits d’image : J.-F Peiré, Drac Occitanie

 
 

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