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Retour sur la journée de restitution du diagnostic Jeunes et ruralité dans le Lot

 

Comment retenir les jeunes dans le Lot et leur offrir le cadre de vie le plus attractif ? Quelles sont leurs attentes et leur vision de l’avenir ? Telles sont les questions auxquelles le « Diagnostic jeunesse : Jeunes et ruralité » dans le Lot ambitionne de répondre. Remis le 2 juillet 2019 à Soulomès au cours d’une journée riche, le Diagnostic trace les voies d’actions concrètes et peint le visage d’une jeunesse dynamique.

 

L’étude « Jeunes et ruralité » est missionnée par le Préfet du Lot, commanditée par la DRJSCS Occitanie et initiée par la DDCSPP du Lot. Elle s’inscrit dans le cadre du projet « Ambition territoriale jeunesse, éducation populaire et vie associative », la feuille de route de l’État dans le domaine de la jeunesse. Tous ces acteurs s’unissent et coopèrent pour permettre à chaque jeune d’envisager sereinement son avenir.

Au terme de 14 ateliers participatifs répartis sur le Lot, de janvier à juin 2019, l’étude Jeunes et ruralité du Lot a été présentée aux différents acteurs qui ont pu participer à cet état des lieux qualitatif sur le département. Afin de recueillir des données et enrichir l’étude, 92 professionnels et 132 jeunes ont été interrogés. La DDCSPP du Lot, initiatrice de l’étude dans le Lot, a également organisé trois consultations numériques via des questionnaires mais aussi en sollicitant le réseau des promeneurs du net.

À travers quatre thématiques principales, la santé, l’emploi, l’orientation et le logement, les témoignages ont permis de mieux connaître les attentes des jeunes et des acteurs de la jeunesse sur le département du Lot, ainsi que les problématiques qu’ils rencontrent.

Les jeunes témoignent dans cette étude d’un attachement fort à leur territoire, et ont fait l’expérience tout au long de leurs démarches administratives de professionnels motivés et compétents. Malgré des structures et des services existants, les jeunes déplorent un manque d’offres, notamment culturelles. Le diagnostic pose que l’accompagnement dans leurs démarches pourrait être renforcé, tout comme une meilleure lutte contre les discriminations auxquelles ils font face.

À la suite de ce diagnostic, des perspectives fortes ont été dégagées, et la volonté de construire une politique commune pour la jeunesse s’est affirmée.

La volonté de mettre en œuvre une politique publique de jeunesse intégrée sur le département, notamment par la création d’un collectif d’acteurs jeunesse, afin de les associer durablement aux problématiques jeunesse définies sur le territoire, se distingue.

Dans la continuité des politiques publiques de facilitation de l’accès aux droits, sera créée « La Boussole des jeunes », une plateforme numérique pour offrir aux jeunes un accès aux informations et aux interlocuteurs du territoire les plus à même de leur apporter des solutions en matière de santé, d’orientation, pour financer leurs études etc.

La réunion d’enseignants-chercheurs et les partenariats développés avec l’IUT de Figeac pourront être contractualisés et pérennisés afin d’apporter des éléments utiles à une meilleure définition de l’offre de services locale.

Le dernier volet est la mise en œuvre d’une politique publique de jeunesse intégrée sur le département, notamment par la création d’un collectif d’acteurs jeunesse. Bien que la question des mobilités n’ait pas été examinée lors des ateliers participatifs, la thématique a été abordée de manière transversale. Afin de permettre aux jeunes d’effectuer leurs démarches en facilitant leur mobilité, la possibilité de créer un pass a été évoquée.