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Carte blanche dans le Lot - un an après

 

C’était il y a un an ! Le Premier Ministre, Édouard Philippe, était en visite dans le Lot. Le 15 décembre 2017, il lançait, sur le bassin de vie de Cahors, l’expérimentation « Carte blanche ».

 

Il s’agissait de réinventer un service public adapté aux besoins des usagers, sur un territoire. Il a donc été donné « Carte Blanche » au bassin de vie de Cahors pour transformer le service public. Cette démarche portée par la Direction interministérielle de la transformation publique (DITP), et appuyée par les services de l’État dans le Lot, et les services publics, s’inscrit dans le cadre du programme Action publique 2022 (AP2022). Avec le concours des agents des services publics du bassin de vie de Cahors, et les usagers, ce sont 63 communes qui ont été concernées par cette transformation.

« Carte blanche » depuis décembre 2017

Une première phase d’exploration, sur une méthode participative, s’est enclenchée dés le mois de janvier 2018. La rencontre d’une centaine d’acteurs locaux a permis d’identifier les problématiques des usagers sur le bassin de vie.
Cette phase d’exploration a donné lieu à une conférence réunissant une cinquantaine de personnes (agents, associations, entreprises), le 7 février 2018, qui ont réfléchi aux solutions à apporter aux problématiques identifiées :

  • l’accessibilité des services publics et les déplacements dans le bassin de vie où la mobilité constitue une problématique majeure ;
  • la réponse apportée par les services et leur adaptation aux besoins spécifiques des usagers du bassin de vie ;
  • la prise en charge de la situation des usagers les plus éloignés des services publics et en situation de non-recours.

À la suite de cette conférence, et pendant deux mois, des responsables locaux, des agents et des usagers se sont constitués en équipes afin d’imaginer les solutions aux problématiques définies. Pour ce faire, différents leviers ont été mis en place pour faciliter leur travail :

  • une démarche dynamique en cycles courts d’une à deux semaines visant à dessiner des pistes de solution, les tester sur le terrain pour en tirer des enseignements et les ajuster ;
  • un laboratoire éphémère, situé au cœur de la vieille ville, pour permettre l’organisation des ateliers en dehors des espaces de travail habituels, favorisant ainsi la créativité et l’ouverture de la démarche aux publics intéressés ;
  • une équipe pluridisciplinaire pour animer les ateliers et faciliter la projection des solutions sous forme de maquettes afin de les tester rapidement sur le terrain.

Le mardi 2 octobre, les intervenants du territoire (Préfecture du Lot, Grand Cahors, Département du Lot, Direccte, CCI du Lot, La Poste, Caf, CPAM, UDAF, DGFIP, Pôle emploi), associés à l’expérimentation, ainsi que la Direction interministérielle de la transformation publique, se sont réunis afin d’assister aux débuts des expérimentations.

Les cinq solutions imaginées par « Carte blanche »

L’agent polyvalent permet aux usagers d’avoir une réponse complète à plusieurs demandes, quelque soit le service auquel ils s’adressent. Ces agents polyvalents peuvent répondre aux demandes des usagers grâce à la mise en réseau de plusieurs acteurs, ainsi qu’à la possibilité qui leur est donnée de traiter les formalités administratives dans d’autres domaines que ceux de leurs organismes de rattachement. Avant la mise en place effective des expérimentations « Carte blanche », certains agents des différents services publics ont bénéficié d’une formation réalisée par les différents opérateurs et services de l’État. L’organisation d’un réseau structuré entre les différents services permet de faciliter le travail de l’agent polyvalent qui peut ainsi assurer une réponse à l’usager.

Le car des services publics itinérants a également été lancé le 2 octobre 2018, pour solutionner le problème de l’éloignement de certains services publics dans les communes les plus rurales. L’équipe du car des services publics itinérants est composée d’un agent polyvalent, capable de répondre à un grand nombre de demandes, et un agent « travailleur social », pour diagnostiquer les besoins des usagers. Un parcours du car avec lieux et jours de passage a été établi.

Le partage des données entre opérateurs sociaux a été mis en place dès août 2018. L’expérimentation se poursuivra jusqu’à la fin de l’année. Le partage des données permet de simplifier les démarches pour éviter à l’usager de les réitérer auprès de plusieurs interlocuteurs, et éviter de fournir plusieurs fois les mêmes informations à différents services.

Le centre de services RH pour les TPE a pour objectif de décharger certains entreprises de leurs fonctions RH. Deux agents ont été mis à disposition de ces entreprises depuis octobre 2018, pour assurer le recrutement ou le suivi des carrières, ainsi que des fonctions de gestion de paye ou de démarches RH. Cette expérimentation permet d’identifier et répondre aux besoins réels des entreprises.

Avec l’initiative Lot’ôcar, l’État cherche à densifier le maillage des transports sur le territoire par du covoiturage inter-communal.
L’initiative Lot’ôcar cherche aujourd’hui :

  • des conducteurs, qui pourront contribuer à une action solidaire avec un impact environnemental positif, et conserver la liberté de modifier les trajets et les horaires. Ils pourront bénéficier d’une participation aux frais par les passagers ;
  • des passagers, non-motorisés et régulièrement amenés à se déplacer en dehors de la commune d’habitation.

Si vous souhaitez participer à l’initiative, contactez le 05 31 60 09 03 ou écrivez à contact@lotocar.fr.