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Un exercice de simulation d’un crash d’avion dans le Lot

 

Jeudi 31 mai, à 16h10, le RCC de Lyon, centre de coordination de sauvetage, alerte la préfecture du Lot : un avion de type Fokker F27 a disparu en survolant le Lot. L’exercice peut commencer.

 

Déroulé de l’exercice

À 16h10 l’appareil, un Fokker F 27, avec à son bord 25 passagers dont 3 membres de l’équipage à destination d’Agen en provenance de Clermont-Ferrand disparait des écrans radars. C’est le scénario de départ de l’exercice de crise qui s’est joué dans le département :

1. Une première phase de recherche : une alerte est immédiatement mise en place suivie du déclenchement du plan ORSEC (Organisation de la Réponse de Sécurité Civile) et du dispositif SATER (Sauvetage Aéroterrestre). Ce plan est conçu pour coordonner la recherche et le sauvetage des aéronefs en détresse ou accidentés.
Les acteurs mobilisés lors de cette première phase étaient : les services de la préfecture, le RCC (rescue coordination center ou centre de coordination et de sauvetage de l’armée de l’air), la gendarmerie et l’ADRASEC (association départementale des radio transmetteurs de la sécurité civile).

Les opérations, coordonnées au sein du COD (Centre Opérationnel Départemental) mis en place à la préfecture, ont permis aux gendarmes et à l’ADRASEC d’identifier le lieu du crash. L’épave, mise en scène sous la forme d’une balise radio, a été localisée sur la commune de Lhospitalet, dans le Quercy Blanc dans les deux heures qui suivirent l’alerte, à 18h00.

2. Une seconde phase de secours : identification des victimes et activation du plan NOVI qui est un plan d’urgence pour secourir un nombre important de victimes dans un même lieu. La mobilisation la mobilisation d’effectifs de secours a été maximale pour venir en aide aux rescapés du crash. Dans les minutes qui ont suivi l’identification de la zone de crash, de gros moyens de secours ont été déployés sur le terrain structuré en trois zones :

  • zone PC (poste de commandement) avec un centre d’accueil des impliqués à proximité du PC
  • zone PMA (poste médical avancée)
  • zone sécurisée d’investigation et de secours (zone du crash).

Acteurs mobilisés sur cette seconde phase : les services de la préfecture, les sapeurs-pompiers, le SAMU, la gendarmerie, l’ARS, la Croix-Rouge et la CUMP (cellule d’urgence médico psychologique). Leurs missions étaient de prendre en charge, catégoriser et évacuer les victimes du crash, les victimes collatérales, les témoins choqués ainsi que de mettre en œuvre les dispositifs d’ordre public et d’investigations judiciaires appropriés.

Très rapidement, Jean-Paul Lacouture, directeur des service de cabinet de la préfecture, a pu transmettre aux équipes et à la presse un bilan de la catastrophe : 12 décès, 8 urgences absolues, 7 urgences relatives et 11 indemnes.

L’exercice a pris fin aux alentours de 23h00. Au total, 195 personnes ont été mobilisés :

  • 7 agents de la préfecture
  • 45 gendarmes
  • 101 sapeurs pompiers
  • 13 membres du SAMU
  • 5 agents de l’ARS
  • 7 agents de l’ADRASEC
  • 16 bénévoles de la Croix Rouge
  • 5 membre de la CUMP
  • 1 membre de la délégation militaire départementale du Lot.

Nous remercions les 33 figurants pour leur rôle de victime lors de cet exercice.

Le préfet, Jérôme Filippini, a rappelé l’importance d’un exercice grandeur nature comme « une occasion de vérifier tous les bons réflexes en situation de crise ».

Les exercices de gestion de crise : pourquoi ?

De nos jours et plus que jamais, les organisations sont exposées à de multiples facteurs de risques. Les exercices permettent, dans un premier temps, de valider les procédures de remontée d’alerte jusqu’à la mobilisation des cellules de crise et, dans un second temps, de valider l’ensemble des procédures de gestion de crise prévues qui sont éprouvées tout au long de la session d’entraînement. Les exercices contribuent, bien évidemment, à faire monter en compétence les participants qui acquièrent, au fur et à mesure des exercices, l’expertise et les réflexes nécessaires à une gestion efficace de la situation.

Parce que la gestion de crise s’appuie sur des capacités humaines (capacité à anticiper, à prendre des décisions) et parce que chacun peut être amené à réagir de manière différente face à l’inconnu et au stress, s’entraîner c’est être prêt !