Appel à la vigilance et à la responsabilité des usagers de la route

Mis à jour le 22/08/2025

Depuis le 1er janvier 2025, 7 personnes sont décédées sur les routes du Lot et 74 ont été blessées.

La sécurité routière est l’affaire de tous.

Elle passe par des comportements adaptés au volant, le respect du code de la route, des limitations de vitesse, et des limites fixées en matière de consommation d’alcool.

La consommation de stupéfiants et la conduite sous stupéfiants sont interdites.

A l'approche des vacances estivales, Claire Raulin, préfète du Lot, appelle à la vigilance et à la responsabilité des usagers de la route.

Depuis le début de l’année, le Lot a enregistré 59 accidents (-6 % par rapport à la même période en 2024), 74 blessés (+1,25%) et 7 tués (-22%).

La plupart des accidents sont dus à une vitesse inadaptée, à la conduite au-dessus des limites fixées en matière de consommation d’alcool, et/ou à la conduite sous stupéfiants.

Les comportements dangereux augmentent par ailleurs. A titre d’exemple, depuis le début de l’année, 383 permis de conduire ont été suspendus (soit une augmentation de 33,45% par rapport à la même période en 2024). La très grande majorité des suspensions sont dues désormais à des conduites sous stupéfiants. Celles-ci ont fortement augmenté : 194 suspensions ont été prononcées depuis le 1er janvier 2025 pour conduite sous stupéfiants (soit +108,33% par rapport à la même période), sur la base de la détection très souvent de plusieurs produits. La consommation de ces produits comme la conduite sous stupéfiants sont interdites. Ces substances restent plusieurs jours dans le sang. Depuis le début de l’année, 100 suspensions de permis de conduire pour conduite sous alcoolémie (+7,53%) et 86 pour excès de vitesse (-8,70%) ont également été prononcés.

Durant tout l’été, la police et la gendarmerie nationales renforceront les contrôles, y compris en marge des rassemblements et événements, pour la sécurité de tous.

PJ : conseils

La sécurité routière est l’affaire de tous.

Rappel des règles essentielles de sécurité :

  • Adaptez votre vitesse aux circonstances : la vitesse ne se limite pas à la lecture d'un panneau d'interdiction. Elle doit être modulée en fonction de multiples facteurs : l'état de la route, celle du véhicule, la densité du trafic, les conditions climatiques sans oublier bien sûr les conditions physiques du conducteur.
  • La distance d’arrêt augmente avec la vitesse. Elle correspond à la distance parcourue pendant le temps de réaction du conducteur ajoutée à la distance de freinage du véhicule. Le temps de réaction varie de 1 à 2 secondes. La distance parcourue pendant ce délai augmente avec la vitesse. La distance de freinage du véhicule dépendra de l’état de la chaussée, mais surtout de la vitesse.
  • Il est donc primordial de respecter les distances de sécurité. Sur la route, laissez au moins une distance égale au temps de réaction de 2 secondes entre vous et le véhicule qui vous précède. Sur autoroute, maintenez une distance au moins égale à deux lignes blanches de la bande d’arrêt d’urgence.
  • Redoublez de vigilance la nuit. Les feux de croisement n’éclairent qu’à 30 mètres. À 70 km/h, l’obstacle qui surgit dans la zone éclairée est inévitable.
  • Prévoir des temps de pause : la fatigue et le manque de sommeil sont une source avérée de comportements à risque. Avec ou sans dette de sommeil, et quelle que soit l’heure de la journée, la durée prolongée de conduite apparaît comme un facteur de risque d’accident.
  • L’utilisation du téléphone portable au volant est interdite et sanctionnée. Les piétons doivent également être vigilants à leur environnement lorsqu’ils utilisent leur téléphone portable aux abords des voies de circulation routière.

Les deux roues motorisés : parmi les usagers les plus vulnérables de la route

  • Le port du casque est obligatoire pour tout conducteur ou passager d’un deux-roues motorisé. Il est essentiel de bien le choisir et de bien l'attacher. En effet, les traumatismes crâniens sont la cause principale de handicaps lourds et de décès parmi les motocyclistes.
  • Gants, blouson et pantalon : une protection indispensable. L'absence de carrosserie des motos et scooters doit être compensée par une tenue vestimentaire adaptée et conçue pour vous protéger. Indispensable, hiver comme été, elle est la seule à pouvoir limiter les risques de blessures graves en cas de chute, de choc ou de glissade.

Les contrôles à effectuer avant un départ :

  • Vérifiez les freins, la direction, les phares et les feux, la batterie et les balais d’essuie-glace.
  • Contrôlez l’état, l’usure et la pression des pneus, y compris celle de la roue de secours.
  • Nettoyez les feux et les phares.
  • Complétez les niveaux : huile, liquides de frein et de refroidissement, lave-glace…
  • Assurez-vous d’avoir à bord : un éthylotest, un triangle de pré-signalisation, un gilet de sécurité. Veillez également à avoir le matériel nécessaire au changement de roue, une trousse à pharmacie, et une lampe de poche.
  • En été, pensez au pare-soleil et aux lunettes de soleil. Emportez des boissons rafraîchissantes non alcoolisées.

Alcool et stupéfiants :

  • Le taux d’alcool limite autorisé est de 0,5 g d’alcool par litre de sang soit 0,25 mg d’alcool par litre d’air expiré. Quelle que soit la boisson alcoolisée, un «verre» représente à peu près la même quantité d’alcool. Chaque verre consommé fait monter le taux d’alcool de 0,20 g à 0,25 g en moyenne. Ce taux peut augmenter en fonction de l’état de santé, le degré de fatigue ou de stress, mais aussi le tabagisme ou simplement les caractéristiques physiques de la personne.
  • La consommation de stupéfiants est interdite par la loi et la conduite sous stupéfiants également (substances ou plantes classées comme stupéfiants) : cannabis, ecstasy, cocaïne, opiacés, LSD... L'interdiction s'applique quelle que soit la quantité de drogue consommée. Si vous conduisez après avoir consommé de la drogue, vous risquez jusqu'à 2 ans de prison et 4 500 € d'amende.
  • Le fait, pour tout conducteur, d'omettre d'obtempérer à une sommation de s'arrêter émanant d'un fonctionnaire ou d'un agent chargé de constater les infractions et muni des insignes extérieurs et apparents de sa qualité est puni de deux ans d'emprisonnement et de 15 000 euros d'amende. (Article L233-1 du Code de la route)