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Journée nationale du souvenir des victimes et des héros de la déportation

 

Comme chaque année, le Lot rendra hommage aux victimes et héros de la déportation, dimanche 25 avril 2021, sur le parvis de l’Hôtel de ville de Cahors, lors d’une cérémonie présidée par Nicolas Regny, secrétaire général de la préfecture, sous-préfet de l’arrondissement de Cahors . Au regard du contexte sanitaire, cette cérémonie n’est pas ouverte au public.

Une cérémonie officielle présidée par Madame Geneviève Darrieussecq, ministre déléguée auprès de la ministre des Armées, chargée des Anciens Combattants, sera organisée au mémorial de la Shoah, à Paris, ainsi qu’au mémorial des martyrs de la Déportation.

Afin que la population soit associée à cet hommage national, le site Chemins de mémoire propose une page dédiée à cette commémoration, contenant des informations historiques et mémorielles permettant d’en comprendre le sens : https://www.cheminsdememoire.gouv.fr/fr/25-avril-2021-journee-nationale-du-souvenir-des-victimes-et-heros-de-la-deportation

La cérémonie nationale, de dimanche, sera retransmise en direct sur la page Facebook du ministère des Armées.

Le message commun de la Fédération nationale des déportés, internés, résistants et patriotes (FNDIRP), la Fondation pour la mémoire de la déportation (FMD), et les Associations de mémoire des camps nazis, l’Union nationale des associations de déportés internés de la résistance et famille (UNADIF-FNDIRP) sera lu à la cérémonie.

76 ans après le retour des derniers déportés libérés, le souvenir de la déportation demeure dans notre mémoire collective et ne doit pas s’effacer.
Ce que furent les camps d’extermination et de concentration nazis et l’horreur vécue par les millions d’être humains qui en furent victimes, n’est pas une simple page documentaire de l’histoire du XXe siècle. L’humanité y a été atteinte dans ce qu’elle a de plus sacré.

Des êtres humains étaient catégorisés en surhommes et sous-hommes, leurs vies jugées « dignes ou indignes d’êtres vécues » sur décision d’un Etat qui avait érigé en programme politique sa conception raciste et eugéniste du monde et l’a portée à son paroxysme dans l’univers concentrationnaire.
Des hommes, des femmes et des enfants ont été envoyés dans des centres d’extermination ou dans des camps de mort lente, par un système qui niait leur appartenance à l’espèce humaine et s’employait à leur faire perdre conscience de leur propre humanité.

Pourtant, dans les pires circonstances, beaucoup ont su résister à la terreur et à la déshumanisation par la force de l’esprit et la solidarité. Leur engagement et leur combat sont un exemple à suivre.
Il nous faut aujourd’hui encore résister à de nouvelles formes de fanatisme et de barbarie qui entendent promouvoir une vision raciste de l’humanité et détruire la liberté et la démocratie par la terreur.

De nouvelles menaces nous rappellent la communauté de destin qui unit l’humanité au-delà des différences culturelles, ethniques ou religieuses et des antagonismes idéologiques, politiques ou économiques.
Face à ces périls, l’espoir réside dans l’engagement de tous et en particulier des jeunes générations, à l’exemple des déportés, au service de la liberté et vers des formes nouvelles de résistance et de solidarité.

À tous les déportés, victimes des génocides ou de la répression, nous rendons aujourd’hui un hommage solennel, et nous saluons respectueusement leur mémoire.

 
 

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